Combien de vidéos par an pour une entreprise réunionnaise ?
« On a fait notre film institutionnel il y a trois ans, il faudrait le refaire. » C'est la phrase qui résume le problème : beaucoup d'entreprises de l'île produisent une grosse vidéo tous les trois ou quatre ans, puis n'ont plus rien à publier pendant mille jours. Il existe une autre façon de faire, moins coûteuse et bien plus efficace : caler un petit calendrier vidéo sur le rythme réel de votre année.
Le bon rythme : trois à six prises de parole par an
Il n'existe pas de règle universelle, mais un repère utile : une entreprise qui publie trois à six vidéos par an reste présente sans épuiser ni son budget ni ses équipes. Une par trimestre, c'est déjà beaucoup mieux qu'un film unique très soigné que plus personne ne regarde au bout de dix-huit mois. L'important n'est pas la quantité : c'est de ne jamais laisser passer un moment fort sans images.
Les moments de l'année qui produisent naturellement des images
Le calendrier réunionnais offre chaque année les mêmes rendez-vous. Autant les utiliser plutôt que d'inventer des sujets :
- Août-septembre, la rentrée : séminaire de reprise, lancement d'année, arrivée des nouveaux collaborateurs. C'est le moment idéal pour une vidéo de marque employeur ;
- Octobre-novembre : salons professionnels, inaugurations, lancements de produits, opérations commerciales de fin d'année ;
- Décembre : soirée du personnel, arbre de Noël, remises de médailles. Des images chaleureuses, faciles à réutiliser toute l'année — c'est l'objet de notre article sur la vidéo d'arbre de Noël et de soirée du personnel ;
- Fin décembre-janvier : les vœux, dont le tournage doit être fait bien avant, comme nous l'expliquons pour la vidéo de vœux ;
- Avril-juin : congrès, événements sportifs, temps forts RSE et anniversaires d'entreprise.
Regrouper les tournages ou les étaler ?
Les deux logiques se combinent, et c'est là que le budget se joue. Les contenus intemporels — présentation de l'entreprise, métiers, témoignages de collaborateurs, visite d'un site — se tournent avantageusement dans la même journée, puis se publient étalés sur l'année : c'est le principe détaillé dans rentabiliser une journée de tournage. Les contenus datés — un événement, une inauguration, une soirée — se tournent forcément le jour même. Un calendrier équilibré associe donc une journée de tournage « réserve » par an et deux ou trois captations d'événements.
Ce qui coûte le plus cher : repartir de zéro
Une entreprise qui filme régulièrement paie de moins en moins cher à la vidéo. Les raisons sont concrètes : le repérage des lieux est déjà fait, les autorisations des salariés sont signées, la charte graphique et les habillages existent, les équipes sont habituées à la caméra. À l'inverse, un projet tous les trois ans recommence tout à chaque fois — et le film sonne systématiquement comme un exercice exceptionnel plutôt que comme la voix normale de l'entreprise.
Comment construire votre calendrier ?
- Posez d'abord vos dates d'événements de l'année : c'est le socle, et il existe déjà — voir le calendrier des événements d'entreprise ;
- Ajoutez une journée de tournage « réserve » en période calme, février-mars ou juillet ;
- Décidez du canal avant de tourner : un format vertical pour les réseaux et un format long pour le site ne se filment pas pareil ;
- Gardez un peu de budget pour les recoupes : c'est le meilleur rapport qualité-prix de toute votre année vidéo.
À lire aussi : où diffuser vos vidéos après livraison, le format vertical pour les réseaux, comment rédiger un brief vidéo. Côté terrain, la technique d'un séminaire explique ce qu'il faut prévoir quand on filme une plénière.
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